Tout savoir sur le bilan de vos sources d’énergie

Par Août 14, 2019Environnement

Services offerts en matières dangereuses

  • Programme de gestion des matières dangereuses
  • Registres des matières dangereuses
  • Procédures de travail sécuritaires
  • Support et conseil technique
  • Audit et recommandations
  • Recherche et consultation

Si le réchauffement planétaire est au centre des débats scientifiques comme ceux des issus des rapports du GIEC (oct. 2018), la consommation d’énergie l’est aussi. De ce fait, les enjeux énergétiques reliés le sont également. Parmi eux, les gaz a effet de serre (GES) liés aux questions climatiques. Le GIEC définit les GES comme ces gaz présents dans l’atmosphere qui absorbent le rayonnement infrarouge et contribuent à l’effet de serre en les redistribuant sous formes de radiations nocifs.

 

Quels sont les enjeux du bilan énergétique pour un bâtiment industriel ?

Whitmore et Pineau (2019) définissent les sources d’énergie primaires comme les ressources brutes extraites du milieu naturel, puis converties en énergies secondaires. Ces dernières incluent l’énergie éolienne, hydraulique, pétroliere, le charbon, le gaz naturel et la biomasse.

Si les industries intègrent rapidement la gestion des enjeux de santé, sécurité et environnement, elles tardent souvent à prendre en compte les sources d’énergies utilisées et générées par leurs opérations. Pourtant le développement d’une industrie est stimulé par sa consommation en énergie. L’énergie est un donc catalyseur de première ligne de la chaine de production dans une industrie.

Selon Ressources naturelles Canada, les systèmes énergétiques industriels – incluant la combustion, la production de chaleur industrielle, la production combinée de chaleur et d’électricité, l’air comprimé, les moteurs, les pompes et les ventilateurs – représentent environ 80 % de l’énergie consommée par l’industrie. L’organisme collabore étroitement avec l’industrie canadienne et d’autres groupes de recherche pour identifier les technologies prioritaires visant à réduire ou récupérer les pertes d’énergie.

Ces initiatives permettent de diminuer les coûts de production, limiter les besoins en combustibles fossiles et réduire les émissions de GES, contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique.

Connaître son bilan énergétique ne se limite donc pas à une simple analyse de données. Cela permet d’optimiser l’utilisation des sources d’énergie, de limite les pertes, d’améliorer l’efficacité des systèmes énergétiques et de guider l’organisation vers des accréditations valorisantes.

 

Qu’est-ce que le diagnostique énergétique ?

Le bilan énergétique a pour but de donner les indicateurs de la consommation énergétique d’un bâtiment. Selon l’ISO 50002:2014, le bilan énergétique ou diagnostique énergétique, encore appelé Energy audit en anglais :

  • Il s’agit de l’analyse systématique de la consommation d’énergie dans le cadre d’une vérification énergétique définie afin d’identifier, de quantifier et de rendre compte des possibilités d’amélioration de la performance énergétique.

Le bilan émis va permettre ainsi d’évaluer aussi bien la consommation en énergie que le niveau d’émission de gaz à effet de serre. Selon la chaire de gestion du secteur de l’énergie à HEC Montréal :

  • Le bilan énergétique représente le lien entre les différentes sources d’énergie, leur transport et leur transformation en multiples produits, leur consommation et l’efficacité du système.

Cela, sans oublier les impacts économiques et environnementaux engendrés à chacun de ces maillons de la chaîne de l’énergie.

 

Certifications

Certaines certifications ont été développées pour classer et reconnaître les industries en les intégrant à des systèmes de standardisation. Dans le domaine de l’écoconstruction, on retrouve notamment l’Association des propriétaires et gestionnaires d’immeubles (BOMA) du Canada et le Leadership in Energy and Environmental Design (LEED).

Ces certifications reposent sur 10 domaines clés du développement durable, parmi lesquels l’énergie occupe une place centrale. Une gestion optimisée de la consommation énergétique est essentielle, car elle permet d’évaluer la performance d’un bâtiment en fonction de son système mécanique, son éclairage et sa consommation globale. Selon le type d’édifice, la composante Énergie représente environ 30 % de l’évaluation totale, soulignant ainsi son importance dans le processus de certification.

Pour répondre aux exigences de ces certifications, l’industrie doit mettre en place :

  • Un programme d’entretien préventif des équipements mécaniques et des composantes structurelles de l’édifice
  • Un bilan énergétique selon la norme ASHRAE récent (moins de 5ans)
  • Un plan de gestion de l’énergie
  • Un plan de réduction de la consommation de l’énergie

L’énergie reste donc un paramètre stratégique à maîtriser aussi bien pour optimiser la production que pour répondre aux défis opérationnels et environnementaux.

 

L’énergie en chiffre au Québec

Au Québec, l’industrie repose principalement sur trois sources d’énergie : l’hydroélectricité, le pétrole et le gaz naturel. Ces sources représentent 41,56 % des émissions de GES, avec des pertes énergétiques atteignant 26,36 %, notamment liées à la consommation des bâtiments.

Comme dans la plupart des secteurs d’activité, les édifices industriels génèrent des impacts environnementaux tout au long de leur cycle de vie : construction, production, exploitation, rénovation, démolition et fin de vie des infrastructures. Parmi ces impacts, les émissions de GES occupent une place importante.

Toutefois, en identifiant précisément vos sources d’énergie, Intervention Prévention peut établir un état des lieux de votre consommation et évaluer votre performance énergétique. Pour connaitre le détail de nos services, renseignez-vous sur nos différents domaines d’expertise.

 

Références

  • Association des propriétaires et administrateurs d’immeubles (BOMA), 2017. Rapport national de l’immobilier écoresponsable – BOMA BEST 2017. En ligne. http://bomacanada.ca/wp-content/uploads/2017/05/RNIE-2017-Rapport-complet.pdf
  • ANSI/ASHRAE/ACCA Standard 211-2018. Standard for Commercial Building Energy Audits. Atlanta (USA), ISSN 1041-2336.
  • IPCC\GIEC, « Global Warming of 1.5 ºC » Special Report. [Masson-Delmotte, V., P. Zhai, H.-O. Pörtner, D. Roberts, J. Skea, P.R. Shukla, A. Pirani, W. Moufouma-Okia, C. Péan, R. Pidcock, S. Connors, J.B.R. Matthews, Y. Chen, X. Zhou, M.I. Gomis, E. Lonnoy, T. Maycock, M. Tignor, and T. Waterfield (eds.)]. In Press. https://www.ipcc.ch/sr15/
  • ISO 50002 :2014. Audits énergétiques – Exigences et recommandations de mise en œuvre. 22p.
  • Lagnika, S. B. M. (2009). « La gestion des risques environnementaux au sein des entreprises immobilières » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sciences de l’environnement.
  • Whitmore, J. et Pineau, P.-O., 2018. État de l’énergie au Québec 2019, 5e édition. Chaire de gestion du secteur de l’énergie, HEC Montréal, préparé pour Transition énergétique Québec.

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Si le réchauffement planétaire est au centre des débats scientifiques comme ceux des issus des rapports du GIEC (oct. 2018), la consommation d’énergie l’est aussi. De ce fait, les enjeux énergétiques reliés le sont également. Parmi eux, les gaz a effet de serre (GES) liés aux questions climatiques. Le GIEC définit les GES comme ces gaz présents dans l’atmosphere qui absorbent le rayonnement infrarouge et contribuent à l’effet de serre en les redistribuant sous formes de radiations nocifs.

 

Quels sont les enjeux du bilan énergétique pour un bâtiment industriel ?

Whitmore et Pineau (2019) définissent les sources d’énergie primaires comme les ressources brutes extraites du milieu naturel, puis converties en énergies secondaires. Ces dernières incluent l’énergie éolienne, hydraulique, pétroliere, le charbon, le gaz naturel et la biomasse.

Si les industries intègrent rapidement la gestion des enjeux de santé, sécurité et environnement, elles tardent souvent à prendre en compte les sources d’énergies utilisées et générées par leurs opérations. Pourtant le développement d’une industrie est stimulé par sa consommation en énergie. L’énergie est un donc catalyseur de première ligne de la chaine de production dans une industrie.

Selon Ressources naturelles Canada, les systèmes énergétiques industriels – incluant la combustion, la production de chaleur industrielle, la production combinée de chaleur et d’électricité, l’air comprimé, les moteurs, les pompes et les ventilateurs – représentent environ 80 % de l’énergie consommée par l’industrie. L’organisme collabore étroitement avec l’industrie canadienne et d’autres groupes de recherche pour identifier les technologies prioritaires visant à réduire ou récupérer les pertes d’énergie.

Ces initiatives permettent de diminuer les coûts de production, limiter les besoins en combustibles fossiles et réduire les émissions de GES, contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique.

Connaître son bilan énergétique ne se limite donc pas à une simple analyse de données. Cela permet d’optimiser l’utilisation des sources d’énergie, de limite les pertes, d’améliorer l’efficacité des systèmes énergétiques et de guider l’organisation vers des accréditations valorisantes.

 

Qu’est-ce que le diagnostique énergétique ?

Le bilan énergétique a pour but de donner les indicateurs de la consommation énergétique d’un bâtiment. Selon l’ISO 50002:2014, le bilan énergétique ou diagnostique énergétique, encore appelé Energy audit en anglais :

  • Il s’agit de l’analyse systématique de la consommation d’énergie dans le cadre d’une vérification énergétique définie afin d’identifier, de quantifier et de rendre compte des possibilités d’amélioration de la performance énergétique.

Le bilan émis va permettre ainsi d’évaluer aussi bien la consommation en énergie que le niveau d’émission de gaz à effet de serre. Selon la chaire de gestion du secteur de l’énergie à HEC Montréal :

  • Le bilan énergétique représente le lien entre les différentes sources d’énergie, leur transport et leur transformation en multiples produits, leur consommation et l’efficacité du système.

Cela, sans oublier les impacts économiques et environnementaux engendrés à chacun de ces maillons de la chaîne de l’énergie.

 

Certifications

Certaines certifications ont été développées pour classer et reconnaître les industries en les intégrant à des systèmes de standardisation. Dans le domaine de l’écoconstruction, on retrouve notamment l’Association des propriétaires et gestionnaires d’immeubles (BOMA) du Canada et le Leadership in Energy and Environmental Design (LEED).

Ces certifications reposent sur 10 domaines clés du développement durable, parmi lesquels l’énergie occupe une place centrale. Une gestion optimisée de la consommation énergétique est essentielle, car elle permet d’évaluer la performance d’un bâtiment en fonction de son système mécanique, son éclairage et sa consommation globale. Selon le type d’édifice, la composante Énergie représente environ 30 % de l’évaluation totale, soulignant ainsi son importance dans le processus de certification.

Pour répondre aux exigences de ces certifications, l’industrie doit mettre en place :

  • Un programme d’entretien préventif des équipements mécaniques et des composantes structurelles de l’édifice
  • Un bilan énergétique selon la norme ASHRAE récent (moins de 5ans)
  • Un plan de gestion de l’énergie
  • Un plan de réduction de la consommation de l’énergie

L’énergie reste donc un paramètre stratégique à maîtriser aussi bien pour optimiser la production que pour répondre aux défis opérationnels et environnementaux.

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  • Programme de gestion des matières dangereuses
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L’énergie en chiffre au Québec

Au Québec, l’industrie repose principalement sur trois sources d’énergie : l’hydroélectricité, le pétrole et le gaz naturel. Ces sources représentent 41,56 % des émissions de GES, avec des pertes énergétiques atteignant 26,36 %, notamment liées à la consommation des bâtiments.

Comme dans la plupart des secteurs d’activité, les édifices industriels génèrent des impacts environnementaux tout au long de leur cycle de vie : construction, production, exploitation, rénovation, démolition et fin de vie des infrastructures. Parmi ces impacts, les émissions de GES occupent une place importante.

Toutefois, en identifiant précisément vos sources d’énergie, Intervention Prévention peut établir un état des lieux de votre consommation et évaluer votre performance énergétique. Pour connaitre le détail de nos services, renseignez-vous sur nos différents domaines d’expertise.

 

Références

  • Association des propriétaires et administrateurs d’immeubles (BOMA), 2017. Rapport national de l’immobilier écoresponsable – BOMA BEST 2017. En ligne. http://bomacanada.ca/wp-content/uploads/2017/05/RNIE-2017-Rapport-complet.pdf
  • ANSI/ASHRAE/ACCA Standard 211-2018. Standard for Commercial Building Energy Audits. Atlanta (USA), ISSN 1041-2336.
  • IPCC\GIEC, « Global Warming of 1.5 ºC » Special Report. [Masson-Delmotte, V., P. Zhai, H.-O. Pörtner, D. Roberts, J. Skea, P.R. Shukla, A. Pirani, W. Moufouma-Okia, C. Péan, R. Pidcock, S. Connors, J.B.R. Matthews, Y. Chen, X. Zhou, M.I. Gomis, E. Lonnoy, T. Maycock, M. Tignor, and T. Waterfield (eds.)]. In Press. https://www.ipcc.ch/sr15/
  • ISO 50002 :2014. Audits énergétiques – Exigences et recommandations de mise en œuvre. 22p.
  • Lagnika, S. B. M. (2009). « La gestion des risques environnementaux au sein des entreprises immobilières » Mémoire. Montréal (Québec, Canada), Université du Québec à Montréal, Maîtrise en sciences de l’environnement.
  • Whitmore, J. et Pineau, P.-O., 2018. État de l’énergie au Québec 2019, 5e édition. Chaire de gestion du secteur de l’énergie, HEC Montréal, préparé pour Transition énergétique Québec.

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